La chronique d'Igor

Chronique du 13 novembre :

 Adieu Joli Candi

(chanson que ceux de moins de deux fois vingt ans ne peuvent pas connaître) 🍯

C’est l’hiver qui frappe à notre porte… voici un autre refrain qui semble bien peu d’actualité au vu des températures estivales de ce début d’automne. Températures incroyables qui bouleversent la nature et les apiculteurs qui ne savent plus à quel calendrier se vouer. Une des premières conséquences est de voir encore de trop nombreux de ces saletés de frelons asiatiques tourner autour des entrées des ruches. Plus on en tue et plus il y en a. 

Les hausses ont été nettoyées et remisées, les languettes de produit anti varroas ont été enlevées ; puis notre ami Charly a pesé ( enfin il a essayé ) les ruches afin de connaître les besoins en nourriture. En effet une ruche à l’entrée des saisons froides doit peser entre 32 et 35 kg ( pour Charly c’est nettement plus…). 

Toutefois les nuits sont fraîches et quand la température tombe en dessous des 12/13 degrés le sirop liquide doit être remplacé par des pains de sucre Candi qui contrairement au sirop ne seront pas stockés dans les cadres mais dévoré au fur et à mesure des besoins de l’essaim.

La nourriture étant comptée pendant les frimas, les premiers à en faire les frais sont les faux bourdons ( les mâles) qui devenus inutiles sont littéralement éjectés de la ruche et livrés à leur funeste destin ( de profundis bourdonibus…)

Préparer les ruches à l’hivernage, période pendant laquelle les abeilles vont connaître une activité réduite afin de conserver au mieux leur énergie et leurs réserves de miel ( hé oui, on n’a pas tout pris voyons !), c’est aussi les protéger du froid qui va bien finir par arriver. Pour cela nous avons commandé non pas des moufles mais des carrés de mousses que nous placerons entre les toits et les nourrisseurs afin de garder tout ce petit monde bien au chaud. L’essaim composé d’environ 15000 abeilles d’hiver va se resserrer en une grappe afin de garder en son centre la reine bien au chaud, la veinarde.

En contractant les muscles de leur thorax les abeilles peuvent élever la température interne de l’essaim à 30 degrés ; à l’extérieur de l’essaim elle ne sera seulement que de 10 degrés. Pour pallier à cette différence, les abeilles vont lentement migrer vers le centre puis repartir vers l’extérieur de la grappe une fois qu’elles se seront bien réchauffées les pattes.

 

Bref tout ce petit monde n’hiberne pas comme un loir, il y a une activité dans la ruche en hiver, réduite mais présente. De plus la nourriture, le miel, est transmis d’abeille en abeille par  trophallaxie ( je vous vois venir, j’ai déjà vérifié l’orthographe ! ) et s’il fallait le démontrer les abeilles en sont un bon exemple, l’union fait la force ! 

Moralité : Quand le cœur est au chaud, on n’a pas froid au corps (Lao She).

 

 

 

Camera thermique sur une ruche l’hiver.

Bzzzzzz 

Igor. 

Au plaisir de vous voir au rucher*.

abeille
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